Désolé ...

Désolé à tout ceux qui m'ont laissé des messages, mais je n'ai plus internet.
Il m'est donc très difficile de vous répondre...

- Alex -
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 01:14

Sublime Naissance


.......Sublime Naissance..........................................................................................


..La Sublime ?

.....C'est ce Délice de l'Horreur qui torture de douceur toute notre Échine,
.....Cette douce Frayeur si suave qui nous parcourt la moelle,
.....Cette Extase qui transperce toute notre chair, de bas en haut,
.....Et nous élève on ne sait où...

.....C'est une crainte qui dépasse notre imaginaire,
.....Nous réduit, nous rend petit, faible et fragile...

.....C'est le Néant et l'Infini qui nous ravissent,
.....Quand l'on voit nos forces s'Exilé,
.....Notre volonté s'asphyxiée...

.....C'est l'incommensurable qui nous envahi,
.....En vibrant en nous, le Sublime nous anéantit !



..Le Sublime ?

.....Il investi notre chair,
.....Quand elle enfante la vie nouvelle,
.....Qu'elle voit en elle, un monde insaisissable,
.....Jaillissant du Néant, l'impossible y prend forme sous nos yeux...

.....C'est d'engendrée dans la fragilité, tout ce que peut accomplir l'humain,
.....Dans une vie encore précaire, dépendante,
.....Où tout reste encore à venir...

.....C'est de savoir sans voir, que ce qui débute à peine,
.....Peut devenir tant de chose,
.....Subir tant de tortures, de supplices,
.....Et vivre l'Extase, d'intenses bonheurs ...

.....Cette existence débutante, tout juste naissante,
.....Y devin le mystique Consacré...

.....L'Infini s'y exprime,
.....Dans ses premières pleures,
.....Ses premiers mouvements,
.....Dans tout ce qui traverse sa jeune vie,

.....C'est un monde insondable et fugitif
.....Qui la gorge, l'habite et l'anime...

.....En horizon céleste,
.....Elle Manifeste l'Infini...

.....Son oraison sanctifiée
.....Sublime le Divin !!


..Le Sublime ?

..C'est tout ce qu'Évoque,
.................Notre bouche qui frémit ses mots,
......................................Quand, Sidérée, elle peine à prononcer,
....................................................Quand, Émerveillée, elle ne peut imaginer...
...................................................................Quand l'Âme tremble en est pleinement investi,
.................................................................................La raison s'y perd, mais les sentiments
.......................................................................................Savent bien, comme tout cela est,
...............................................................................................Pour des mots, bien trop
.........................................................................................................« Sublime »
.....................................................................................................................



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# Posté le mercredi 20 mai 2009 03:55

Modifié le mercredi 20 mai 2009 22:26

Le Spectre


.......Le spectre..........................................................................................

.....Je ne suis qu'un spectre!
.....L'odieux spectateur inerte
.....Qui contemple, l'âme livide,
.....Sa propre vie, qui sous ses yeux, se vide...

.....L'existence en cavale, je suis la fuite d'un monde,
.....Je fugue sanglots et pleurs, je fugue dans la honte
.....D'une vie qui s'aveugle de ses faiblesses
.....Qui se rend sourde dans sa détresse!

.....Mon c½ur transi, alors se glace!
.....Rancit de ranc½urs, il cesse de battre!

.....Ô Comme ma chair en frisonne, quand elle songe à son âtre!
.....Ô Comme elle se givre d'angoisse, lorsqu'elle cherche sa vraie place!


.....Mais demeure encore le spectre,
.....Toujours de loin, le spectateur inerte
.....Convoite alors Morphée, car ses espoirs le repose, et son regard s'y envole!
.....Sa rêverie me séduit! Que j'y meure un jour, et qu'à toujours j'y demeure!

.....Ma chair glacé s'y échauffe, elle en devient molle!
.....Mais ma vie encore se vide, n'y sent toujours pas demeure...

.....Peut-on surmonter l'obstacle
.....D'une existence qui se donne en spectacle?
.....À n'avoir de vie, ni d'envie
.....Que vers le songe, qu'envers l'utopie?

.....De tromperie, encore ma vie déçue se dérobe,
.....Quitte son linceul fané, ce suaire doux qui l'enrobe...


.....Et toujours il me hante, ce spectre qui devient mortuaire,
.....Ce vide spectateur funeste, prend ses allures funéraires!

.....Comment vivre déjà mort ?
.....Le c½ur sans humeur, ou l'âme ivre de mensonges?
.....Vivre à n'être qu'illusoire?

.....L'ivresse du bonheur, peut-elle vivre sans ses songes?
.....Vivre l'insensé, et de tout ce vide s'embraser?
.....Triompher sa raison, et vivre de passion une folie ?

.....L'envoutement séduit, le monde y est presque joli...
.....Qu'une autre illusion qui s'efface, mon existence y perd encore place...


.....Comment vivre sans foi, quand tout sens trépasse?
.....Comment éveiller une pénombre, d'un bonheur spectral?
.....Nourrir un c½ur assombri, d'une lueur Astrale?

.....Ô! Comme on devient si vide à se savoir vivre...
.....Ô! Comme on devient cruel à tant vouloir vivre...

.....Quelle est la vie, sinon son refus, vie mourante,
.....De voir ses forces s'essouffler, et vouloir mieux respirer ...

.....Ah, vivre dans l'attente d'une signifiance nourrissante,
.....Où consacrer sa chair, pour lui trouver une vraie terre,
.....Où élever toute son âme, et vers ses cieux la tourner!

.....Ah, Mais pour l'heur, mon existence erre...
.....Qu'une autre errance sans bonheur, ni demeure,
.....Qui doucement se perd, et lentement se meurt...


Le Spectre

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 01:37

Modifié le samedi 09 mai 2009 15:42

Grand, grand comme une fourmi

........................Grand, grand comme une fourmi.........


.........Observons un exemple tout simple, observons une fourmi toute simple comme on l'observe le plus souvent, en infime Être fuyant l'inerte, prise dans notre regard comme entre vie et mort, entre une chose qui bouge et un semblant d'existence. Enraciné dans sa seule perspective, notre propre existence se leurre dans sa vue, regardant ce petit brin de vie de haut, comme s'il ne se limitait qu'à cette négligeable petite masse sombre qui parcourt le sol, comme poussé par un souffle dépossédé de sa propre volonté. Hors, si l'on se croit en bon droit d'imposer à l'existence cette perspective qui n'ose dépasser la surfasse, qui craint de voir plus loin que ce que donne à croire l'½il, et bien que cette perspective soit cohérente jusqu'au bout d'elle-même et qu'elle se réduise elle-même à ce Néant, tout comme elle réduit cette existence parce qu'elle n'est sienne.


.........Voir, c'est pressentir ce qui s'éprouve par-delà son regard, l'aveugle ne voit que son regard, il ne voit que des formes et des couleurs inertes et sans vie. Il ne voit rien, il ne voit que du vide dans son refus de ressentir. Perçant ce mirage du regard, on soulève alors le voile des apparences pour laisser jaillir un Cosmos, car c'est moins une tache infime, qu'un monde qui prend vie dans cette parcelle d'existence qui voyage et se transforme. Par-delà cette sensation qui nous irrite à peine, cette fourmi qui rampe est à elle seule un Univers de pulsions, de sensations et de volontés qui se dénude à peine. Son monde est si riche et différent, qu'il nous ferait frissonner d'impuissance, si l'on s'aventurait seulement à vouloir se l'imaginer, par notre vue et notre esprit faible dans ses moyens. Cette existence d'apparence négligeable transcende toute représentation possible, dépasse complètement tout ce que peu contenir l'Expérience humaine, si riches et variées puissent-elle nous être à nous-mêmes.


.........Et voilà ce que fut le plus beau lègue de la révolution copernicienne, la chance d'apercevoir toute la gloire et la puissance de l'existence pour elle-même, jusque dans les choses les plus subtiles et les plus insoupçonnées. C'est là chose qu'on ne serrait espérer d'une pierre, d'une voiture, ni même de richesses fastueuses. Aussi importante nos possessions puissent-elle nous apparaître pour nous, nous ne serons jamais rien pour elles et elles ne seront jamais rien pour elle-même, ni en elle-même, car Être, c'est d'abord d'avoir l'insigne chance d'Exister, tout comme Exister c'est d'avoir cette chance d'Être. C'est d'ailleurs notre propre valeur et celles de nos existences qui se dérobent les uns pour les autres, à donner tant de valeur à de l'inerte et de l'insipide, et à s'imaginer nous-mêmes que par elle.


...................................................................................................Et voilà ce qui fut le plus grand meurtre de la révolution industrielle, réduire toute vie et toute existence à Néant, sinon qu'à sa seule portée mercantile, voulant toute chose inanimée, désincarné, jusqu'à en tuer toute la grandeur de l'existence, même humaine. La Nature et la vie fut priver son droit d'Existence, et tout cela pour n'en faire qu'une propriété privée, privée de son sens, désapproprié de sa propre réalité, de son simple droit à l'existence. On y perd tant, jusqu'à notre propre signification, jusqu'à nos plus belles valeurs, qu'on s'évanouit complètement face cette illusion matérialiste. L'Humain s'y instrumentalise tant, l'humanité s'y déshumanise tant, qu'il nous reste que cette vue d'aveugle, ce refus de pressentir l'Existence par-delà ses premières apparences. Ce Néant revient nous gêner, mais pourtant on s'y refugie, on s'occulte devant nous-mêmes, nous rabaissant à n'être, à notre tour, qu'une marchandise. Notre valeur ne semble plus être que celle d'une ressource humaine, ne prend de sens ni des bonheurs simples, ni d'une simple
..Existence, mais que par notre seule utilité socioéconomique, notre usage de l'économie et de
......tout son prestige social. Nos vie s'y meurt, et elle s'y meurt tant, qu'on se débat de toutes
...........nos forces, pour se sentir vivre à peine, car encore nos mouvements, nos agitations
..............vides,tue encore la Nature, le vivant, et demeure silencieux devant tout son sens.
.............. Ce n'est pourtant que notre vide béant, cette mort inerte du sens qu'on laisse
.................derrière nous, qu'on voit en nous, qu'on expie dans toutes ces impulsions
...................insensées, fermant nos yeux devant l'existence, pour mieux nourrir
...................notre vide en consommant les fruits sans vie d'une économie
................... qui nous à asservie tout entier, au péril de notre avenir...

....................Oh Vie! Ta grandeure toute simple nous est offerte!
.............Cessons de n'être qu'une masse aussi infime,
.........prisonnière de regards aveuglés,
.......Qui n'assume l'existence
.......Et toute son essence,
.........Grande, sans possession !
.............Existant, sans concession !
...................
Soyons Grands, pour nous et autrui...

..........Simplement Grands ! Comme cette si petite fourmi !.....................
Grand, grand comme une fourmi

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 14:05

Modifié le mercredi 15 avril 2009 13:39

Prose philosophique, Le déclin du monde, l'envoutement ...




.........Prose philosophique,
..................Le déclin du monde, l'envoutement ...


.........L'humanité originelle, tant dans de la tendre enfance individuelle qu'à l'aube de la civilisation, n'est pas encore conquise par l'idée qu'elle peut transformer et dénaturer la Nature et le monde pour améliorer sa « vie », son « niveau de vie ». Dans sa juvénilité, nul ne connait encore cet affolement qui n'eut encore connu de toute notre Histoire ses propres limites, cette quête effrénée s'élevant toujours plus vers un infini lointain de confort et d'opulence.

.........Même si d'un matérialisme absolu, ce doux songe voit ses buts à toujours insondables, à jamais impalpables, car dénués de toute borne. Cette terre promise pleine de promesses, aux auspices dignes d'un panthéon olympien, s'érige en seul culte moderne, se donne en voie céleste vers des Champs Élysées qui mettent pourtant à mort cet Éden qui nous est déjà donné. Et toujours plus haut ces cieux s'y trouvent, et toujours sont-ils plus hors d'atteinte pour les masses grouillantes, et toujours plus celles-ci s'acharnent et se débattent avec plus de vigueur pour mieux subir le courroux cruel des rares Olympiens en véritable ascension vers ces confins, dans le seul espoir de se retrouver à leur tour près des illusions envoutantes.

.........Tyrannisé par la bêtise humaine, on en souhaite pouvoir mieux tyranniser à son tour le monde de ces songes nous berçant de faux espoirs. On y souhaite construire avec acharnement, dollar suivant dollar, achat par achat, chaque marche nous élevant un peu plus vers les cieux. Nos plus hautes prières et toute nos préoccupations nous incline vers une nouvelle sainteté canonique, nous soumettent à l'édicte d'un nouveaux sens : « je dépense, donc je suis ».

.........Pourtant, au final nul n'y trouve autre qu'une nouvelle insatisfaction à fuir, car « on n'a jamais assez de ce qu'on ne veut pas vraiment ».


.........L'humain originel et moins dénaturé n'a-t-il pourtant d'abord soif que d'eau seule, et non point de richesse, et n'a-t-il de faim que pour la nourriture, comme toute bête a faim et soif à ses heures ? C'est le corps qui, contre toute volonté, inflige son doux courroux naturel à l'existence pour la mettre en mouvement, l'essence de la vie suivant l'appelle des bonheurs les plus simples. Ce bonheur, aussi vrai que nature puis le permettre, est simplement déjà en nous, et nous pouvons nous permettre de le nourrir lui seul par la matière, car toute vie connaît, même à travers l'humanité, la nourriture et l'eau pour premier remède à son mal le plus essentiel.

.........Ce doux appel est d'ailleurs moins hospitalier à la rivalité qu'à l'amitié, moins à la compétition qu'à la coopération, car dans la désillusion et son désespoir, la vie nous rappelle dans l'interdépendance l'importance de l'autre, et dans l'effondrement des plus grandes richesses, que l'opulence ne sait faire de mieux que leurrer l'affection de ses pairs. Il nous faut aussi reconquérir cette réalité de toute vie, ou se la voir imposer dans la mort et la souffrance tragique de nos faiblesses et de nos négligences, qui ne se nourrissent pourtant que d'illusions.


.........Retrouvons ces chants mielleux qui nous habitent, tyrannisons la prestidigitation douteuse des plus grands qui ne savent encore se laisser bercer des vérités les plus simples et les plus belles. Ne soyons pas de ceux qui s'entêtent encore à n'avoir de ventre et de yeux que pour l'ambroisie et le nectar d'un Olympie mystique, comme si elles dispenseraient l'immortalité par la mort sacrificielle des plus indigents. Surpassons cette quête d'un monde mieux nantis d'illusions que de réalités. Oublions cette fable qui ne fait que mieux nous perdre à être connu. Ne nous privons pas du plaisir simple de vivre avec soit et l'affection sincère de ceux qui nous sont chères. Ne vendons pas nos âme à la civilisation, ne dévaluons pas notre bonheur à l'évolution d'un rêve américain qui ne s'aliment que d'insatisfaction.

.........Cherchons l'inconnu. Soyons l'évolution, renouvelons la civilisation ! Édictons
.. les grandes lignes d'une Vraie Révolution, celle d'une oreille qui ose se laissé séduire du plus doux des secrets, de la plus simple des vérités, mais d'une Beauté telle qu'elle subjugue pourtant jusqu'aux Dieux Olympiens...

....Découvrons cette nouvelle soif de vérité,
.........Abreuvons nous que d'elle, notre plaisance y est si mérité...

.................Si ce n'est pourtant qu'un pâle reflet sur l'eau,
.......................Sa douce lumière est le signe de sa Jouvence,
..........................Celle du véritable Éden, celui seul qui apaise toute nos peines,

.....................Disponible à souhait, c'est si beau...
..............D'une si intense réjouissance...
.......Fraîche, pleine de vie, tant de promesse en viennent...
..Ses jouissances s'y fondent aux écumes, en vont et viennent ses ondes tranquilles,

Sondez votre âme, soyez pour cet instant docile,
Prenez un moment, un battement, pour que le silence vous l'avoue...

..Touchez sa si douce chaleur, elle est si près,
..........Où peut-elle bien Être ?
.....................Peut-être en vous ?
........................Êtes-vous prêt ?

.............................Quand les ventres sont pleins, seuls les c½urs restent à repaitre...

.............................................Vivre, c'est savoir Aimer,
...........................................................Aimer, c'est savoir vivre...
Prose philosophique,   Le déclin du monde, l’envoutement …

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 12:07

Modifié le mercredi 15 avril 2009 13:39